Vimala Thakar

        Vimala Thakar, née en Inde, manifeste depuis qu’elle est petite un grand intérêt pour l’Absolu. Elle grandit dans une famille profondément spirituelle; son père lui demande de lui promettre, alors qu’elle est encore très jeune, de ne jamais accepter la dépendance de l’autorité d’un enseignant, présent ou passé, mais de toujours faire confiance à sa compréhension intérieure.

         Elle rencontre beaucoup de maîtres spirituels de son époque, étudie la philosophie orientale et occidentale à l’Université de Nagpur et quand, après l’indépendance, Vinôba Bhave entame le mouvement d’inspiration gandhienne, le Bhudan pour la redistribution des terres en Inde, Vimala y participe activement pendant dix ans, au cours desquels, marchant de village en village, elle apporte un message de révolution non violente dans chaque coin de l’Inde.

        En 1956 la rencontre avec Krishnamurti marque une transformation profonde de sa dimension spirituelle.

        A partir de 1962 commence une longue période de séminaires et de conférences dans le monde entier, où elle communique de façon authentique son expérience et sa vision de la vie en consacrant un espace particulier à la nature du changement intérieur, lié pour elle à une recherche intense, libre de tout dogme et de toute autorité extérieure.

        A partir de 1989 elle accepte de commenter, pour un petit groupe d’enseignants de Yoga, certaines des principales Upanishad, la Bagavad Ghita et les Yoga Sutra de Patanjali, offrant ainsi une vision pénétrante de ces écrits à la lumière de sa propre expérience intérieure.

Voici un court extrait d’un séminaire avec Vimala Thakar:

        “Il est important de reconnaître que nous ne savons pas comment vivre, que nous devons réapprendre à vivre authentiquement, librement, harmonieusement, avec la totalité de notre être.

        Comment réapprendre? En observant avant tout notre vie ; c’est pour cela que l’on doit établir un contact étroit avec la totalité de notre être, avec nos sens. Ce procédé permet de découvrir ce qui nous empêche d’être libres, et c’est le début de l’art d’apprendre.

        Si nous sommes accablés de connaissances théoriques, d’arrogance intellectuelle, est-il possible d’apprendre? Plus l’esprit est encombré, plus cela devient difficile.

        La tendance à posséder et l’acte d’apprendre sont incompatibles entre eux. Pour apprendre nous avons besoin du vide intérieur et de l’humilité de recevoir”.